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Université Bishop's
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Tél. : 819 822-9600, poste 2260/2279
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Expositions

DÉCOLONISEZ-MOI
9 janvier - 16 mars 2013

Artistes : Sonny Assu (Laich-kwil-tach [Kwakwaka'wakw] | Vancouver), Jordan Bennett (Mi'kmaq | Stephenville Crossing, Newfoundland), Cheryl L'Hirondelle (Métis / Cree | Toronto), Nigit'stil Norbert (Gwich'in | Yellowknife), Barry Pottle (Inuit | Nunatsiavut, Labrador), and Bear Witness (Cayuga | Ottawa)

Commissaire invitée : Heather Igloliorte

Vernissage : mercredi, le 9 janvier 2013 de 17 h à 19 h

Causerie avec la commissaire invitée à 18 h

Pour plus d'infos sue nos programmes publics, cliquer:

http://www.foreman.ubishops.ca/fr/laboratoire-communautaire-dart/evenements-et-activites/2012-2013.html

L'exposition et sa publication sont produites et circulée par la Galerie d'art d'Ottawa et presentées à la Galerie d'art Foreman l'appui financier du Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts de l'Ontario, et la Banque Royale du Canada.

 

Décolonisez-moi réunit six artistes autochtones contemporains dont l’œuvre remet en question la longue histoire de la colonisation au Canada et y jette une lumière audacieuse et nouvelle. Le titre original de l’exposition, soit Decolonize Me, se veut un clin d’œil au documentaire à success Super Size Me de Morgan Spurlock (2004). Ce titre souligne l’importance de reconnaître le rôle que joue l’individu dans le cadre des débats sur les passés coloniaux et les réalités politico-culturelles. De nos jours, les communautés autochtones déploient de grands efforts pour défendre leur droit à la souveraineté et l’autodétermination. C’est dans cet esprit que l’exposition explore les défis et les résultats de la colonisation et de la décolonisation tout en mettant au grand jour les conséquences qu’ont eu ces phénomènes sur les identités autochtones et colonisatrices au Canada, tant au niveau individuel que collectif.

Communiqué

Barry Pottle est un artiste inuk émergent, originaire du Nunatsiavut au Labrador (à Rigolet), qui habite actuellement Ottawa, en Ontario; il travaille depuis de nombreuses années au sein de la communauté artistique autochtone de l’Ontario. Depuis toujours intéressé par la photographie, Pottle adopte récemment cette technique pour explorer le monde qui l’entoure. Ottawa comptant la plus importante population d’Inuits hors régions nordiques, l’artiste dépeint la nature unique de cette communauté grâce à l’appareil photo. À ses yeux, le concept d’Inuit urbain est relativement nouveau et presque entièrement inexploré. Alors que les Inuits cherchent à attirer l’attention sur les problématiques qu’ils rencontrent aujourd’hui, leurs réalités d’urbains, leurs culture, traditions, pratiques et perspectives, Pottle utilise l’appareil photo comme porte-voix. Il pousse maintenant plus loin son travail, et va au-delà du photo-journalisme pour explorer la photographie artistique par des études d’objets, des portraits et des abstractions. Il obtient un baccalauréat en études autochtones de la Carleton University en 1997; en 1997-1998, il est stagiaire au Musée canadien des civilisations, dans le cadre du Programme de formation en pratiques muséales destiné aux Autochtones; de 1998 à 2002, il travaille comme adjoint à la conservation pour le Centre d’art inuit d’Affaires autochtones et Développement du Nord Canada, où il contribue à la planification, la préparation et la présentation d’expositions d’art inuit, tant localement que pour des tournées. Ses photographies sont publiées dans Makivik Magazine, Inuktitut Magazine et Inuit Art Quarterly, et il fournit également des images pour de nombreux événements et initiatives de sa communauté.

L’artiste en arts médiatiques d’Ottawa Bear Witness (Cayuga) produit des courts-métrages vidéo expérimentaux depuis plus de huit ans. Il explore les représentations stéréotypées des peuples autochtones dans les médias et la culture d’Amérique du Nord et les revisite dans de nouveaux récits représentant ses expériences d’artiste amérindien urbain. En 2008, sa vidéo BrokeDickDog est présentée dans l’exposition du Musée canadien de la photographie contemporaine Regards d’acier. Portraits par des artistes autochtones, tenue au Musée des beaux-arts du Canada. Witness expose aussi deux vidéos dans Drive By: A Road Trip avec l’artiste Jeff Thomas au University of Toronto Art Centre. Sa vidéo The Story of Apinachie and her Redheaded Wrestler est sélectionnée pour le Festival international de films de Berlin de 2009, dans la catégorie consacrée au choc des cultures. En 2009, il reçoit une subvention du Conseil des Arts du Canada pour se rendre en Australie dans le cadre du Programme d’échanges coopératifs entre artistes autochtones. Pendant sa résidence aux Parramatta Artists’ Studios, il présente une exposition individuelle, The Only Good NDN, au Sydney Festival de 2010. La même année, Witness collabore avec l’Office national du Film à un projet vidéo de remixage de films des archives de l’ONF. Plus près de nous, il expose une nouvelle installation vidéo, In the Cut: A Video Mix-Tape, à l’Urban Shaman Gallery. Witness réalise aussi des performances audiovisuelles en direct et est le cofondateur d’A Tribe Called Red, un collectif de DJ autochtones qui produit de la musique connue internationalement sous le nom de pow-wow step et organise un événement mensuel, l’Electric Pow Wow.

L’Albertaine d’origine Cheryl L’Hirondelle (Métis/Crie) est une artiste multi/interdisciplinaire, auteure-compositrice-interprète et commissaire d’exposition. Sa pratique de création est une étude de la jonction d’une vision du monde cri (nêhiyawin) avec l’époque et un espace contemporains. Son travail de performance est décrit dans Caught in the Act: An Anthology of Performance Art by Canadian Women (2001), écrit par feu Ahasiw Maskegon Iskwew, publié sous la direction de Tanya Mars et Johanna Householder. Son activité de performance et le site Web correspondant, (cistêmaw îyîniw ohci, (for the tobacco being), de 2001, sont aussi analysés dans l’essai de Candice Hopkins, « How to get Indians into an Art Gallery », dans la publication Making a Noise: Aboriginal Perspectives on Art, Art History, Critical Writing and Community (2006). En 2005 et en 2006, L’Hirondelle est lauréate du prix imagineNATIVE New Media Award pour ses projets en ligne treatycard, Horizon Zero 17:TELL et wêpinâsowina. Son projet interdisciplinaire nikamon ohci askiy (songs because of the land) de 2008-2009 lui vaut d’être distinguée comme Official Honoree lors des 13es Webby Awards annuels, dans la catégorie NetArt. Les créations musicales de L’Hirondelle, saluées par la critique, lui rapportent deux prix de Musique autochtone canadienne, en 2006 et en 2007, ainsi qu’une nomination pour un prix KM Hunter dans la catégorie musique en 2011.

Jordan Bennett (Micmac) naît en 1986 à Stephenville Crossing, à Terre-Neuve, et vit aujourd’hui à Corner Brook, dans cette même province. C’est un artiste visuel multidisciplinaire qui travaille à repousser les limites et à jouer avec les notions de réappropriation, de revendication, de participation et d’artéfact en faisant appel à la sculpture, aux médias numériques et textuels, à l’installation, à la peinture, à la performance et à d’autres techniques diverses. En 2008, Bennett obtient un baccalauréat en beaux-arts du Sir Wilfred Grenfell College, à Corner Brook. Il reçoit de nombreuses distinctions, comme le prix Emerging Artist of the Year du Newfoundland and Labrador Arts Council (NLAC), ainsi que plusieurs bourses du NLAC et du Conseil des Arts du Canada. Présentées dans le cadre d’expositions collectives principalement au Canada, les œuvres de Bennett font aussi partie de Contrary Projects in Venice: An Aboriginal Art Intervention at the Venice Biennale en 2011 et de l’exposition Changing Hands: Art Without Reservation, Part 3 – Contemporary Native American, First Nations and Inuit Art from the Northeast and Southeast, du Museum of Arts and Design de New York, qui voyagera ensuite aux États-Unis et au Canada. En juin 2012, l’Alternator Gallery, à Kelowna, en Colombie-Britannique, consacre à Bennett une première exposition individuelle, qui sera suivie d’une autre à l’Urban Shaman Gallery, à Winnipeg, au Manitoba.

Nigit’stil Norbert (Gwich’in) est une artiste-photographe originaire de Yellowknife, dans les Territoires-du-Nord-Ouest, et qui habite aujourd’hui près de Toronto, en Ontario. Ses projets les plus récents explorent la photographie image par image, d’uniques photographies perlées et des œuvres à base d’installations. La pratique artistique de Norbert porte sur la représentation historique et contemporaine des peuples autochtones du Canada. L’artiste aime créer des traditions, où l’ancien rencontre le nouveau et le contemporain. Fruit de son vaste travail de recherche, son art explore les notions de la représentation et de la déformation, le rôle du musée sur la scène artistique autochtone et les stéréotypes. En utilisant de telles pratiques, elle guide le spectateur vers de nouvelles perspectives et découvertes dans l’univers de l’art contemporain autochtone de la relève, qui connaît une véritable explosion au pays. Dans ses œuvres, elle s’exprime simplement, sans détour et sans crainte. En 2012, elle obtient un baccalauréat en photographie de l’Ontario College of Art & Design University, à Toronto, en Ontario. En 2011, son travail est présenté, entre autres, à la Galerie d’art d’Ottawa, à Ottawa, en Ontario, au Museum of Contemporary Native Art, à Santa Fe, au Nouveau-Mexique, et au Living Arts Centre de Mississauga, en Ontario. En 2012, elle participe à une exposition collective à la Robert Kananaj Gallery, à Toronto.

Né en 1975, Sonny Assu (Laich-kwil-tach Kwakwak’wakw) est Liǥwilda’xw de la Première nation We Wai Kai (Cape Mudge). Il vit et travaille actuellement à Montréal. Artiste interdisciplinaire, Assu allie iconographie de la côte Nord-Ouest et esthétique de la culture populaire pour s’interroger sur les valeurs sociales et historiques associées à chacune. Dans une exploration de ses origines mixtes, il s’approprie ou transforme des objets de consommation et de la culture populaire pour suivre la trace de son propre parcours de vie. Intéressé par les questions de problématiques et de droits autochtones, de stratégie de marque et de nouvelles technologies, il travaille à cheval sur de nombreuses frontières et disciplines, et, ce faisant, crée une œuvre puissante, qui interpelle. Perçu comme un avant-gardiste pour la pièce qu’il présente lors de l’exposition How Soon Is Now? à la Vancouver Art Gallery, Sonny Assu continue à repousser les limites de l’art contemporain en remettant en question les perceptions sur l’art autochtone. Il obtient en 2002 un baccalauréat de l’Emily Carr University of Art + Design en arts visuels avec spécialisation en impression, peinture et arts numériques. Ses œuvres sont présentées dans plusieurs expositions individuelles et collectives au cours des dix dernières années, notamment Rien ne m’arrêtera et Détente comique au Musée des beaux-arts du Canada, Beat Nation et How Soon is Now? à la Vancouver Art Gallery et Changing Hands: Art With Reservation Part 2 au Museum of Arts and Design à New York. Sa production fait partie des collections du Musée des beaux-arts du Canada, du Seattle Art Museum, du Museum of Anthropology à la University of British Columbia, ainsi que de diverses collections publiques et privées au Canada et aux États-Unis.