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Expositions

L'INDIVISIBLE
5 septembre - 12 décembre 2012

Artistes : Matilda Aslizadeh, (Vancouver, Canada), Pascal Grandmaison (Montréal, Canada), Krisjanis Kaktins-Gorsline (Winnipeg, Canada), Soft Turns (Toronto, Canada), Tanya St-Pierre (Sherbrooke, Canada)

Commissaire : Vicky Chainey Gagnon

Vernissage : mercredi, le 12 septembre 2012 à 17 h

Causerie avec les artistes de Soft Turns à 18 h

L'exposition est produite par la Galerie d'art Foreman avec l'appui financier du Conseil des arts du Canada.

L’exposition L’indivisible aborde la technique du portrait d’un point de vue contemporain et soulève des questions quant au récit visuel, aux incidences sociales et politiques de la subjectivité et à la construction de la personne dans les sociétés postmodernes. Collectivement, le traitement que font les artistes du corps et du visage humains questionne les identités individuelles, la façon dont elles se forment et se révèlent dans les différents contextes et constructions de nature sociale, et en particulier le rôle qu’elles jouent dans les récits d’ordre plus intime et privé. Les peintures, photographies, animations et installations de Matilda Aslizadeh, Pascal Grandmaison, Krisjanis Kaktins-Gorsline, Soft Turns et Tanya St-Pierre choisies pour cette exposition ont été créées dans un contexte de mondialisation économique et culturelle, et abordent des problématiques essentielles sur le statut de ces identités dans un environnement de plus en plus néolibéral.

En faisant ressortir ambiguïtés, tensions et possibilités, l’exposition jette également un éclairage sur le sujet de l’existence d’identités collectives : y a-t-il une façon par laquelle les individus vivent le processus de transformation en sujet collectif qui soit différente de celles qui préexistaient ? Existe-t-il aujourd’hui des dimensions indivisibles au cœur même de l’individualité et dans la manière dont ces identités sont exprimées ?

L’artiste vancouvéroise Matilda Aslizadeh travaille principalement en vidéo et en photographie. Son œuvre est centrée sur l’image : façade floue, gros plan révélateur, portraits magnifiques et vérités dérangeantes attendant d’être dévoilées. Son œuvre de 2011, Phantom Smile, explore l’instantanéité de la célébrité, l’avènement des vedettes de téléréalité et de facebook, tous ces phénomènes qui ont repoussé les frontières entre limites du monde réel et début d’un monde imaginaire collectif. À l’opposé, Hero of our Time, pièce de 2008, s’intéresse à la dure réalité des enfants soldats. Aslizadeh obtient son baccalauréat en beaux-arts de la University of British Columbia, à Vancouver, en 1998, et reçoit en 2000 une bourse d’études couvrant l’intégralité des frais de scolarité pour sa maîtrise en beaux-arts, qu’elle passe avec succès à la University of California, à San Diego, en 2004. En 2005, elle remporte le Visual Arts Development Award de la Vancouver Foundation, et bénéficie du programme Project Assistance to Media Artists du BC Arts Council en 2011. Parmi ses récentes expositions individuelles, notons Still Life à la Pari Nadimi Gallery à Toronto, en 2012, Phantom Smile à la Simon Fraser University Gallery à Vancouver en 2011 et Hero of Our Time à La Centrale Galerie Powerhouse à Montréal, en 2009. Au cours des 12 dernières années, les œuvres d’Aslizadeh sont présentées dans le cadre d’expositions collectives partout au Canada, ainsi qu’à Tokyo, Berlin, Los Angeles, Taipei et Shanghai. 

Natif de Montréal, Pascal Grandmaison est actif sur la scène de l’art contemporain ici et à l’étranger depuis la fin des années 1990. Son œuvre, qui tourne autour des techniques de la photographie et du film, illustre souvent les dédales de l’esprit à travers une approche minimaliste et non enjolivée sur le plan émotionnel. Suite à l’exposition au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain en 2011,  quelque 250 images de ses pièces ont été publiées dans le catalogue Half of the Darknes, Pascal Grandmaison. La publication s’aventure dans les polarités de l’existence, le clair et l’obscur, la présence et l’absence, le matériel et l’immatériel, le réel et l’imaginaire, une tension qui s’instaure entre l’homme et un environnement qu’il prétend pouvoir maîtriser. Grandmaison explore ces contrastes abrupts en revisitant l’histoire de la photographie, à partir de documents d’archives et de procédés techniques qui dévoilent aussi la réalité subjective et l’univers fictionnel créés par l’image. Grandmaison obtient un baccalauréat en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal en 1997. En 2003, il est lauréat du prix Pierre-Ayot remis par la Ville de Montréal en collaboration avec l’Association des galeries d’art contemporain. Parmi ses expositions individuelles récentes, notons celles du Musée d’art contemporain de Montréal, en 2006, du Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, en 2007, de l’Eponyme Galerie, à Bordeaux, en 2011, de la Jessica Bradley Art + Projects, à Toronto, en 2011, et du Prefix Institute of Contemporary Art, à Toronto, en 2012. Depuis 1997, ses œuvres sont présentées lors d’expositions collectives au Canada, en France, en Belgique et aux États-Unis. Ses œuvres font partie, entre autres, des collections publiques du MontmArtFund, du Musée des beaux-arts de Montréal et de l’Art Gallery of Hamilton.

Né à Winnipeg, au Manitoba, où il travaille, Krisjanis Kaktins-Gorsline utilise des procédés d’impression et la manipulation numérique en conjonction avec des techniques traditionnelles de peinture pour transformer des espaces d’évasion conventionnels en lieux ambivalents où l’expression de soi rencontre le spectacle. Empruntant souvent au paysage manitobain, l’artiste produit des tableaux figuratifs qui sont des prolongements directs de son processus d’« exploration intuitive ». Un des aspects qui lui tiennent tout particulièrement à cœur, dans son corpus actuel, est « le sens du rythme, la répétition de motifs et de gestes à l’intérieur d’une peinture et d’un tableau à l’autre, créant un tempo qui exprime la différence et la variation ». Après avoir obtenu son baccalauréat en beaux-arts (avec mention) de l’École d’art de l’Université du Manitoba en 2006, Kaktins-Gorsline est diplômé en 2008 du programme de maîtrise en beaux-arts de la Columbia University à New York. Depuis 2006, il présente son travail dans des expositions individuelles à la Thierry Goldberg Gallery et à la Mulherin Pollard Projects à New York, à la Katharine Mulherin Contemporary Art Projects à Toronto, au Heather James Fine Art à Palm Desert en Californie, ainsi qu’au Musée des beaux-arts du sud-ouest du Manitoba à Brandon. Au cours de la même période, la Galerie Simon Blais, à Montréal, la Deitch Studios, à Long Island, dans l’État de New York, la Galerie Schuster, à Berlin, le Rohrer Fine Arts, à Laguna Beach, en Californie, le Musée des beaux-arts de Winnipeg et la Morgan Lehman Gallery, à New York, incluent ses œuvres dans des expositions collectives.

Soft Turns est un collectif formé de Sarah Jane Gorlitz et Wojciech Olejnik. Actuellement basés à Toronto, au Canada les artistes travaillent depuis 2006 à des installations vidéo et des animations image par image. Leur intérêt se concentre sur la lumière sous toutes ses formes, douce luminance, calme contemplation et côté sombre. En 2000, Olejnik complete son baccalauréat en Philosohpie à l'Université de Toronto. En 2002, Gorlitz obtenient sa baccalauréat en beaux-arts (avec mention) de l’University of Waterloo, au Canada et Olejnik complète son maîtrise au même institution. En 2012, Gorlitz réussit sa maîtrise en beaux-arts à la Malmö Art Academy en Suède. Le conseil des Arts du Canada leur accorde plusieurs subventions incluant le prix Joseph S. Stauffer en 2008 et une résidence à Paris en 2013. Ils reçoivent récemment du soutien des conseils d'Arts de l'Ontario et de Toronto, ainsi que la Fondation Edstrand en Suède. Au cours de la seule année 2012, Soft Turns présente son travail dans des expositions individuelles à PAVED Arts, à Saskatoon, au Canada, au Southern Exposure, à San Francisco, aux É.-U., et au Centre Clark, à Montréal, au Canada. Entre 2009 et 2012, les deux artistes participent à des expositions collectives en Allemagne, au Brésil, en Pologne, au Portugal, en Norvège, aux États-Unis et en France.

L’artiste visuelle Tanya St-Pierre, originaire de Gatineau, au Québec, vit actuellement à Sherbrooke. Depuis 2001, ses installations visuelles et sonores traitent de la corrélation entre installation, imagerie numérique et narration. À travers cette production, l’artiste propose un regard sur différents maux sociaux, sur la représentation du corps, du corps malade et défaillant, présent ou dissimulé, et cela, en questionnant les modes de représentation issus de deux grands archétypes et antipodes de l’appréhension du monde : la pensée scientifique (ou rationnelle) et la pensée mystique (ou magique, parfois dite archaïque). St-Pierre obtient en 1998 un baccalauréat en arts plastiques de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Depuis 2003, elle reçoit des bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et de la Ville de Sherbrooke. Depuis 2000, les installations, le travail pictural et les épreuves numériques de St-Pierre sont présentés lors d’expositions tant individuelles que collectives dans différentes institutions du Québec, comme le Musée des beaux-arts de Sherbrooke, le centre Action Art Actuel à Saint-Jean-sur-Richelieu et L’Écart, lieu d’art actuel à Rouyn-Noranda. Elle fut reçue à la galerie Diapason Sound Art, à Brooklyn, New York, aux Productions Recto-Verso à Québec et à deux reprises au Centre Sagamie à Alma, au Québec, dans le cadre de résidences d'artistes. Membre du duo de performeurs NOÏZEFER CWU, elle a participé à divers événements collectifs, au Québec, dans divers contextes.

Communiqué de presse

Essai de la commissaire