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Expositions

PROJET STANSTEAD OU COMMENT TRAVERSER LA FRONTIÈRE: VOLET 2
Hors murs à Stanstead le 28 juillet 201

Artistes : Raphaëlle de Groot (Montréal/Italie), Althea Thauberger (Vancouver)

Commissaire invitée : Geneviève Chevalier

SAMEDI LE 28 JUILLET 2012 à la Bibliothèque et Salle d’opéra Haskell (1, rue Church, Stanstead, Québec)
13h :
Départ de la navette gratuite des arches de l’Université Bishop’s à Sherbrooke, direction Stanstead
14h :
Performance de la linguiste abénakise Monique Nolett-Ille filmé par l’artiste Althea Thauberger dans la Salle d’opéra Haskell à Stanstead.
15h :
Récitation de l’artiste Raphaëlle de Groot dans la salle de lecture de la Bibliothèque Haskell
16h :
Cocktail et discussion dans la salle de lecture de la Bibliothèque Haskell
17:30 :
Retour de la navette gratuite à l’Université Bishop’s

L’évènement est produite par la Galerie d’art Foreman avec la contribution financière du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec.

La Galerie d’art Foreman est fière de présenter le projet spécial de commissariat hors-les-murs Projet Stanstead ou comment traverser la frontière, volet II, en collaboration avec la commissaire invitée Geneviève Chevalier. Cet événement qui constitue l’aboutissement de deux projets de résidence des artistes Raphaëlle de Groot (Montréal) et Althea Thauberger (Vancouver), prendra racine au cœur de la communauté de Stanstead, ville frontalière des Cantons de l’Est. Samedi, le 28 juillet prochain, à la Bibliothèque et Salle d’opéra Haskell (1, rue Church, Stanstead), le projet, par le biais des œuvres des deux artistes, tentera d’explorer la réalité présente et passée de cette région traversée par une frontière — au sud, à Derby Line, Vermont et au nord, à Stanstead, Québec. Les recherches menées par les artistes dévoilent un réseau formé des personnes rencontrées et de leurs histoires. Qui a sillonné autrefois ce territoire et qui continue aujourd’hui de l’habiter ? Les éléments qui marquent le paysage aujourd’hui ne sont pas les mêmes que ceux d’hier et seront fort probablement appelés à changer. Cet événement fait suite à l’exposition portant le même titre et présentée en salle à l’été 2011, à la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s. Le thème de cette exposition collective abordait les liens entre frontières, paysages, coutumes et politiques.

L’artiste montréalaise Raphaëlle de Groot a amorcé en 2009 le projet Le poids des objets, une exploration approfondie de ce que représente la collection qui implique l’acte de rassembler, manipuler, classer, transporter et entreposer des objets. Dans le cadre du Projet Stanstead, l’artiste a parcouru la région, à la recherche d’objets et d’histoires qui y sont rattachées. De Groot a peu à peu étoffé sa compréhension des lieux et de leurs habitants, découvrant au passage certains caractères qu’elle nous livrera sous forme de récitation illustrée, au confluent de l’imaginaire et du réel, dans la salle de lecture de la Bibliothèque Haskell. Le projet d’Althea Thauberger (Vancouver) se focalise sur l’histoire des Abénakis, une nation qui occupait autrefois un territoire immense couvrant le nord de la Nouvelle-Angleterre jusqu’au sud des Provinces Maritimes, et ce, bien avant que le Canada et les États-Unis n’aient été pensés. L’artiste réalisera un film devant le public qui immortalisera la rencontre de deux Abénakis dans la Salle d’opéra Haskell— l’un d’eux en provenance du Québec, l’autre du Vermont. Ainsi, le public sera convié  à prendre part au tournage en tant que spectateur. À travers la performance de la linguiste abénakise Monique Nolett-Ille, la nature discursive de cette ensemble fera revivre quelques instants cette langue dont la transmission a été un jour interdite.

Raphaëlle de Groot est née en 1974 à Montréal, où elle vit et travaille. Ses travaux ont fait l’objet de plusieurs expositions individuelles au Canada et à l’étranger, les plus récentes étant Chantiers (Le Quartier, Quimper, France, 2008), Il volto interiore (Z2O Galleria – Sara Zanin, Rome, Italie, 2007) et Raphaëlle de Groot. En exercice (Galerie de l’UQAM, Montréal, 2006). Les projets de Raphaëlle de Groot s’élaborent souvent dans le cadre de résidences d’artiste, comme 8 x 5 x 363 +1 qu’elle a réalisé en Italie de 2002 à 2004, avec la participation active d’ouvriers d’une usine textile et la Cittadellarte-Fondation Pistoletto (Biella). Suite à cette expérience, elle explore, dans des lieux reliés à l’art (écoles d’art, musées, espaces d’exposition), des situations où elle implique directement le visiteur et des groupes d’étudiants dans des processus de création. Sa pratique artistique se voit régulièrement nourrie par des collaborations multi et interdisciplinaires. De 1999 à 2001, elle prépare entre autres, pour le compte du Centre d’histoire de Montréal et de l’Association des aides familiales du Québec, l’exposition Plus que parfaites. Chroniques du travail en maison privée 1920-2000. Par la suite, à titre de commissaire, elle propose l’événement d’interventions urbaines Mémoire vive (Dare-dare et Centre d’histoire de Montréal, 2002). Enfin, récemment elle collabore avec Robert Desjardins (architecte du paysage) et Gavin Affleck (architecte) à la conception du nouvel aménagement du square des Frères-Charon. Elle a aussi participé à de nombreuses expositions collectives dont Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme (Triennale québécoise, Musée d’art contemporain de Montréal, 2008), Rendre réel (Scène Québec, Ottawa, 2007), Negotiating Us, Here and Now (Leeds City Art Gallery, Angleterre, 2005), Just my Imagination (ArtLab, John Labatt Visual Arts Centre, University of Western Ontario, London, Canada, 2004) et « Nous venons en paix… » Histoires des Amériques (Musée d’art contemporain de Montréal, 2004).

Althea Thauberger vit et travaille à Vancouver. Son travail qui a été réalisé et présenté à l’étranger implique habituellement une collaboration avec un groupe issu de la communauté où l’œuvre s’inscrit. Ses projets prennent souvent la forme de performance, de films, d’enregistrement audio et livres d’artistes. L’artiste s’intéresse particulièrement aux enclaves sociales, c’est-à-dire aux groupes de gens qui vivent de façon recluse, souvent sous une pression exercée par une certaine forme de contrôle social – imposé de manière coercitive ou vécu de façon volontaire. Les performances de Thauberger ont impliqué divers groupes tels que de jeunes interprètes/compositeurs canadiennes, des femmes de soldats étatsuniens, des planteurs d’arbres canadiens par exemple. Les œuvres de Thauberger ont été présentées autant au Canada qu’à l’étranger – à Manifesta 7, Trente, Italie; The Morris and Helen Belkin Art Gallery, Vancouver Canada, 2008; Musée des beaux-arts de Vancouver Canada, 2008; BAK, Utrecht Pays-Bas, 2007; Künstlerhaus Bethanien, Berlin Allemagne, 2006; Kunstverein Wolfsburg Allemagne, 2006; Musée des beaux-arts de Nouvelle-Écosse, Halifax Canada, 2006; Musée d’histoire de Singapore Malaisie, 2006; Presentation House Gallery, North Vancouver Canda, 2005; Musée van Hedendaagse Kunst, Antwerp Belgique, 2005; Musée des beaux-arts de Berkeley États-Unis, 2005; Insite, San Diego/Tijuana, États-Unis/Mexique 2005; White Columns, New York États-Unis, 2004; et Musée des beaux-arts de Seattle États-Unis, 2004. En 2008 elle s’est rendue à la base militaire des Forces canadiennes de Kandahar en Afghanistan afin de travailler en collaboration avec des militaires. Elle travaille présentement sur un projet avec BAK, basis voor aktuele kunst, Utrecht, Pays-Bas, la Triennale de Gaungzhou Triennial, Chine et Artspeak à Vancouver.

Geneviève Chevalier est originaire de Québec et vit maintenant dans les Cantons-de-l’Est. Elle est artiste, commissaire et étudiante au programme de doctorat en Études et pratiques des arts de l’UQÀM où elle a reçu la bourse d’excellence Joseph-Armand Bombardier du CRSH. Son champ d’intérêt couvre l’exposition, les méthodologies in situ et la façon dont la culture influence l’architecture, l’organisation du paysage ainsi que les comportements socio-politiques. L’approche qu’elle privilégie est généralement contextuelle et dans le cadre de ses recherches, elle présentera – entre autres à la Galerie d’art Foreman ainsi qu’au centre Dare-Dare – une série de projets d’exposition reliés à la région des Cantons-de-l’Est. Motelisation est la première de ces expositions à avoir été présentée et rassemblait des œuvres d’Andrew King & Angela Silver, Alison S. M. Kobayashi & Gintas Tirilis, Chantal Séguin et Andrée Anne Vien. Chevalier a également écrit des essais portant sur le travail de Sylvie Bouchard, Yechel Gagon et Nathalie Caron et plus récemment, elle a publié un essai dans La Revue de l’Association québécoise pour l’interprétation du patrimoine (AQIP). Comme artiste, son travail a été présenté au D.U.M.B.O. Art Center de Brooklyn, à la Galerie d’art Thames en Ontario, au C.R.A.N.E. en France, et à Dare-Dare. Elle a reçu une bourse de la Fondation suédoise Brudebo pour les beaux-arts, différentes bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec (Calq) et du Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM). Depuis 2009, Chevalier occupe le poste de co-conservatrice à la Galerie d’art Foreman. Dans le passé, elle a enseigné au Cégep St-Jean-sur-Richelieu et Gérald-Godin, a occupé le poste de conservatrice adjointe à la Galerie d’art Foreman et travaillé comme assistante auprès de Melvin Charney.