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Expositions

L'ATTRAIT DES CHOSES
19 mai au 30 juin 2012

Artistes : BGL (Québec, Canada), Bill Burns (Toronto, Canada), Daniel Corbeil (Montréal, Canada), T&T (Toronto, Canada)

Commissaire invitée : Gentiane Bélanger

Vernissage :  samedi, le 19 Mai 2012, de 14 h à 16 h 

Causerie avec la commissaire à 14 h 30

L’exposition est produite par la Galerie d’art Foreman avec la contribution financière du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec.

L’exposition s’attarde au rôle prédominant que joue la culture matérielle dans la compréhension épistémologique de la nature. Plus précisément, il regroupe certaines pratiques artistiques qui intègrent une attention centrée sur les objets au sein d’une rhétorique écologique au lieu de critiquer ouvertement le matérialisme consommatoire. À travers des installations foisonnantes d’objets hétéroclites (BGL), de photos, de dessins graphiques (Bill Burns, T&T), de maquettes (T&T, Daniel Corbeil), cette exposition cherche à sortir le matérialisme de son habituelle connotation aliénante pour en faire un vecteur de relation entre l’élément naturel et la production d’objets culturels. Une prise en charge écologique passe, dans le cas des artistes présentés, par un respect des objets et un attrait pour leur matérialité. Il se trouve, par conséquent, une prolifération intense d’objets et de matériaux dans cette exposition, allant de « choses » exotiques, désuètes et même informes jusqu’à des équipements et des technologies réinventées. Et c’est par l’entremise d’autant de matière que l’exposition négocie son ambivalence — entre la fascination et l’anxiété — face à l’abondance artéfactuelle qui nous inonde.

Communiqué de presse

Essai de la commissaire invitée

Bill Burns est natif de Régina, Saskatchewan mais présentement demeure et travaille principalement à Toronto, Canada et Londres, Angleterre. Son travail comprend majoritairement  la sculpture, la photographie, les multiples et les livres. Il a poursuivit ses études avec les sculpteurs Mowry Baden et Roland Brenner à l’Université de Victoria, Canada et par la suite, avec Gerard Hemsworth et John Latham au Goldsmiths College à Londres, Angleterre. Il est reconnu pour son œuvre Safety Gear for Small Animals (SGSA) qui a initialement été présentée à la Galerie 303 de New York en 1994; au Museum of Modern Art de New York en 2005-2006  et à l’Institut de Contemporary Arts de Londres en 2008. Les œuvres miniatures de Bill Burns comme les vestes de sauvetage, les gants de travail, etc. exploitent les traditions conventionnelles de présentations muséales ainsi que les impressions média commerciales. Son projet de 2002, "Everything I Could Buy on eBay About Malaria" qui était exposé au Wellcome Trust de Londres, Angleterre est considéré comme un travail fécond dans le domaine de collections électroniques. Burns détient une Maîtrise en beaux arts (1998) au Goldsmiths College à l’Université de Londres, Angleterre et un Bac en beaux arts (1980), à l’Université de Victoria (Victoria, B.C.). Burns a publié de nombreux livres incluent When Pain Strikes (Burns, Busby, Sawchuk), une anthologie critique sur la douleur et sa délivrance, publié à la Presse de l’Université du Minnesota en1999. Burns a aussi publié une douzaine de guides, posters et avec différentes éditions. Ces publications sont comprises dans les collections de grands musés autour du monde. Les œuvres de Burns sont exposées  dans des musés renommés et à l’occasion de biennales  depuis les années quatre-vingt-dix. Ces expositions les plus remarquables incluent la ICA à Londres, la MoMA à New York ainsi qu’au Forum Arte y Vida de la Biennale à la Havana, Cuba in 2003, la Biennale del Fin del Mundo à Ushuaia, Argentina en 2007 et à la Biennale de la ville de Québec - Manif d'art 5, en 2010.

Le groupe BGL, d’art contemporain, a été créé en 1996 par des artistes québécois dont Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère et Nicolas Laverdière. Leur projet en cours de production est à caractère sculptural. Le collectif BGL est reconnu pour sa rigueur conceptuelle combinée à une esthétique bricoleuse qui ne manque pas d’évoquer les racines traditionnelles du Québec et le charisme du « patenteux ». BGL manifeste aussi une conscience écologique ambivalente vis-à-vis de la culture matérielle. Si leurs installations projettent souvent une critique de la société de consommation, sur le plan esthétique elles communiquent une fascination envers la profusion matérielle et un penchant appuyé pour les objets recyclés à de nouveaux usages. À l’occasion de cette exposition, BGL est invité à produire une installation à partir de leurs productions antérieures, un peu à l’image de leur rétrospective Postérité au Parisian Laundry qui comportait plusieurs œuvres « recyclées ». Cette installation ne manquera pas de s’inscrire dans la thématique de l’exposition, la surconsommation et l’abondance matérielle étant des sujets couramment abordés par le collectif. BGL a suivit une formation académique à l’Université de Laval et a complété son Bac en arts visuels en 1996. Voici les prix qui leur ont été décernés : 2007 Prix Victor Martyn Lynch-Stauton; 2006 Prix OAAG design and installation, National Gallery Ottawa; Prix Télé-Québec, aménagement / art et la ville; finaliste pour la bourse Sobey; 2003, Prix Graff, Atelier Graff, Montréal;1999, Prix Duchamp-Villon, Galerie Plein-Sud, Longueuil. Leurs œuvres ont été exposées individuellement : en 2009 New Sellution, Diaz Contemporary, Toronto; Postérité, Parisian Laundry, Montréal; Marshmallow+Cauldron+Fire=, Contemporary Art Gallery, Vancouver et en 2008 Les bénéfices du doute, Number 9, Don River, Toronto; Artistique Feeling, Centre culturel canadien à Paris, France; Sensuel et non tangible, Vu, Québec.

Originaire de l’Abitibi-Témiscamingue, Daniel Corbeil vit et travaille à Montréal. Détenteur d’une maîtrise en art de l’Université du Québec à Montréal et enseignant au Cégep du Vieux- Montréal, Corbeil expose professionnellement depuis 1989. Daniel Corbeil s’accommode de la profusion du quotidien pour fabriquer de laborieuses maquettes écosystémiques et les mettre à l’épreuve de variations climatiques simulées. Faisant preuve d’une sensibilité bricoleuse, Corbeil se plaît à souligner que notre compréhension du monde naturel se trouve filtrée par des constructions conceptuelles et des représentations visuelles découlant d’un imaginaire probabiliste. Récemment, son travail relatif aux effets des changements climatiques sur le paysage a fait l’objet de diverses expositions individuelles : Architectures-fictions, (Galerie des arts visuels, Université Laval, 2008), Laboratoire climatique : nouvelles expérimentations (Musée d’art contemporain des Laurentides, 2006) ; Perspective entre ciel et terre (Galerie Thérèse Dion Art contemporain, 2006) ; Laboratoire climatique : paysages sous observation, (galeries L’Œil  de Poisson et centre Vu, 2004). Corbeil est récipiendaire de plusieurs bourses du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec ; le prix Graff lui a par ailleurs été octroyé en 2007. Certaines de ses œuvres font partie de collections publiques (Musée du Québec, Musée régional de Rimouski, Collection Loto-Québec, Musée des Beaux-arts du Canada, Simon Fraser University).

Composé des artistes canadiens Tyler Brett et Tony Romano, T&T travaille en collectif depuis près de dix ans. Tous deux gradués du Emily Carr Institute of Art and Design à Vancouver. Tyler Brett réside et travaille présentement à Bruno, Saskatchewan, ou il a d’ailleurs aidé à la fondation du Bruno Arts Bank.  De son côté, Tony Romano, originaire de Toronto y demeure et travaille, entre autres, en photographiant la vie de rue et en l’interprétant. Favorisant le dessin graphique et la maquette comme médium esthétique, T&T imagine les germes d’une réorganisation sociale dans le calme post-traumatique de l’après-désastre, et échafaude sa propre version futurologique d’un avenir écologiquement équilibré et socialement harmonieux. Le collectif grappille des motifs dominants sur les places désertées du modernisme et du progrès pour les projeter dans un futur proche où ils deviendraient autant de vieilles camelotes recyclées à un usage doucement utopiste. Le duo T&T explore de nouvelles façons d’habiter le monde et renégocie notre rapport aux objets et aux technologies dans leurs représentations graphiques et leurs maquettes d’habitats alternatifs.  Leurs environnements architecturaux demeurent ainsi suspendus entre un passé vaguement familier et un futur toujours latent. Leur travail a notamment été présenté en solo à la Pendulum Gallery à Vancouver (2010); la Galerie Clint Roenisch, Toronto (2008); Oakville Galleries, Ontario (2008); Neon Gallery à Brosap, Suède (2003-2004); ainsi qu’au Kulturhust à Stockholm, Suède (2003-2004). Le collectif est représenté par la Galerie Clint Roenisch (Toronto) et les Éditions Trapp (Vancouver).

Originaire de Montréal, Gentiane Bélanger vit à Bury dans les Cantons de l’Est et travaille à Sherbrooke ainsi qu’à Montréal. Elle détient une maîtrise en histoire de l’art de l’Université Concordia (2008) et elle complète présentement des études doctorales à l’Université du Québec à Montréal. Ses intérêts de recherche se situent au confluent de la théorie des arts et de la philosophie environnementale, et sa thèse de doctorat porte plus précisément sur l’importance de la culture matérielle dans l’actualisation du discours écologique en art contemporain. Elle est chargée de cours à l’UQÀM et à l’Université de Sherbrooke, et elle participe à la programmation de la revue d’art ETC en tant que membre de son comité éditorial. Elle publie dans diverses autres revues spécialisées, dont Espace et C Magazine, ainsi que dans la Revue d’études des Cantons de l’Est. Ancienne étudiante de l’Université Bishop, Gentiane Bélanger a antérieurement été conservatrice stagiaire à la Galerie d’art Foreman (2002-2005) et maintient depuis une implication régulière dans les activités de la Galerie. Elle a entre autres commissarié plusieurs de ses expositions, dont Le projet bibliothèque (2004), une exposition hors-murs portant sur le travail des artistes émergentes Joanne Hui et Shie Kasai; Charting the Sublime (2008), un accrochage de gravures historiques des Cantons de l’Est dans le cadre de la série Connections; ainsi que l’exposition des étudiants en beaux-arts Junction (2009). Elle a contribué un texte au catalogue Conversations Adru: Irene F. Whittome (2005), publié par la Galerie d’art Foreman.